Risques des crypto-actifs : le guide des professionnels du patrimoine

Volatilité, cybersécurité, réglementation, transparence : les crypto-actifs concentrent des risques spécifiques. Ce guide aide les professionnels du patrimoine à les identifier.
Ce qu’il faut retenir
Tous les acteurs crypto ne travaillent pas de la même manière.
Pour un CGP, plusieurs points doivent être regardés avant de présenter une solution à un client : le statut réglementaire du prestataire, la manière dont les actifs sont conservés, les contreparties utilisées, la qualité de la gestion et la capacité à suivre cette poche dans le patrimoine global du client.
Le sujet est important parce qu’une partie des risques rencontrés dans la crypto ne vient pas directement des actifs eux-mêmes. Elle vient aussi de la manière dont ils sont achetés, conservés et gérés.
Chez Alphacap, nous avons construit notre organisation autour de ces différents sujets : gestion sous mandat, conservation des actifs sur des comptes ségrégués, actifs conservés hors des plateformes d’échange et suivi accessible au CGP.
Alphacap est agréée PSCA par l’AMF sous le numéro A2026-021 pour la conservation, le conseil, la gestion de portefeuille et le transfert de crypto-actifs.
Pourquoi évaluer les risques crypto avant de conseiller
Les crypto-actifs restent une classe d’actifs récente, volatile et avec des risques spécifiques.
Un client peut être parfaitement capable de supporter une baisse de 10 % sur un portefeuille diversifié et beaucoup moins à l’aise avec une poche crypto qui perd 40 ou 50 % sur une période courte.
Le premier travail consiste donc à replacer l’investissement dans l’ensemble de son patrimoine : montant investi, horizon de placement, besoin de liquidité, exposition aux autres classes d’actifs et capacité à supporter une perte.
Dans le cadre de nos partenariats, Alphacap accompagne également les CGP sur la manière de présenter cette poche dans le rapport d’adéquation du client.
1. La volatilité
Les prix des crypto-actifs peuvent évoluer très fortement, dans les deux sens, sur des périodes courtes.
Ces mouvements font partie du fonctionnement normal du marché. Ils doivent être intégrés dès le départ dans la construction de l’allocation.
Chez Alphacap, nous retenons un horizon d’investissement de cinq ans pour la gestion sous mandat.
Les mandats sont construits avec différents niveaux de risque, afin d’adapter l’exposition au profil du client.
Pour le CGP, le point principal reste le poids de la poche crypto dans le patrimoine global. Une exposition raisonnable sur un patrimoine diversifié peut être très différente d’une concentration excessive sur cette seule classe d’actifs.
2. La conservation des actifs
C’est un point souvent mal compris.
Lorsqu’un client achète des cryptos sur une plateforme, il confie généralement la conservation de ses actifs à cette plateforme.
Il devient alors dépendant de son organisation, de sa sécurité informatique, de sa solvabilité et de la manière dont elle traite les actifs de ses clients.
La faillite de FTX a montré jusqu’où ce risque pouvait aller.
Chez Alphacap, les actifs des clients sont ségrégués des actifs propres de la société.
Ils sont également conservés hors des plateformes d’échange. Les plateformes servent à exécuter les opérations nécessaires à la gestion, puis les actifs sont replacés dans l’infrastructure de conservation.
Pour un CGP, quelques questions simples permettent de comprendre rapidement la situation :
- où sont conservés les actifs ;
- au nom de qui ;
- s’ils sont séparés des actifs du prestataire ;
- qui peut autoriser un mouvement ;
- et ce qu’il se passe en cas de défaillance d’un intermédiaire.
3. Le risque de contrepartie
Chaque intermédiaire utilisé ajoute un risque supplémentaire.
Une stratégie peut par exemple faire intervenir une plateforme d’échange, un dépositaire, un fournisseur de staking, un stablecoin ou encore un protocole décentralisé.
Le rendement affiché ne suffit donc pas pour comprendre le niveau de risque réel.
Il faut regarder le chemin suivi par les actifs.
Pour un CGP, un exercice simple consiste à demander :
Que devient concrètement l’argent de mon client après son versement ?
Puis à suivre le circuit :
virement → achat des crypto-actifs → conservation → arbitrage → conservation → retrait.
Chez Alphacap, les plateformes d’échange sont utilisées pour exécuter les transactions nécessaires à la gestion. Elles n’ont pas vocation à conserver durablement les actifs des clients.
4. Le risque réglementaire
La réglementation européenne a beaucoup évolué.
Depuis le 1er juillet 2026, les prestataires fournissant des services sur crypto-actifs doivent disposer du statut PSCA prévu par MiCA.
Pour un CGP, il faut aussi regarder quels services sont réellement couverts par l’agrément.
Un agrément PSCA peut couvrir plusieurs activités différentes : conservation, conseil, gestion de portefeuille, transfert ou encore exécution d’ordres.
Alphacap est agréée pour quatre services :
conservation et administration de crypto-actifs ;
conseil en crypto-actifs ;
gestion de portefeuille de crypto-actifs ;
transfert de crypto-actifs.
Cela permet de couvrir l’ensemble de la chaîne nécessaire à la gestion sous mandat proposée aux clients.
5. Le rôle du CGP et celui d’Alphacap
La répartition des rôles doit être claire.
Le CGP conserve la vision globale du patrimoine et la relation avec son client.
Il connaît sa situation familiale, ses objectifs, ses autres placements, son horizon de placement et la place que peut prendre une poche crypto dans son patrimoine.
Alphacap intervient ensuite sur la partie propre aux crypto-actifs.
Nous prenons en charge l’analyse nécessaire au service crypto, la gestion du portefeuille, les arbitrages, la conservation des actifs et le reporting.
Cette organisation permet au CGP de rester dans son rôle de conseil patrimonial global tout en s’appuyant sur un acteur spécialisé et agréé pour la partie crypto.
6. La sélection des crypto-actifs
Tous les crypto-actifs présentent des caractéristiques très différentes.
Bitcoin, Ethereum, un stablecoin, un token DeFi ou un actif de petite capitalisation n’ont ni le même fonctionnement ni les mêmes risques.
La sélection demande donc une analyse spécifique.
Chez Alphacap, nous regardons notamment :
- l’utilité du réseau ;
- son adoption ;
- son modèle économique ;
- la liquidité de l’actif ;
- sa gouvernance ;
- sa valorisation ;
- les risques technologiques ;
- les risques réglementaires ;
- et la qualité de l’écosystème autour du projet.
Cette analyse sert ensuite à construire les allocations des différents mandats et à les faire évoluer dans le temps.
Le rôle concret du CGP
Le CGP n’a pas besoin de devenir spécialiste de blockchain ou de suivre les marchés crypto tous les jours.
Il doit surtout être capable de comprendre la solution qu’il présente, les principaux risques supportés par son client et l’organisation du prestataire avec lequel il travaille.
Dans notre modèle, le CGP conserve sa relation avec le client et la vision d’ensemble de son patrimoine.
Alphacap prend en charge la partie crypto : analyse du profil, gestion, conservation, arbitrages et suivi du portefeuille.
Le CGP garde ainsi une vision claire de cette poche sans avoir à gérer directement sa complexité opérationnelle.
Ce qu’il faut retenir
Avant de retenir une solution crypto pour un client, un CGP devrait pouvoir répondre simplement à quelques questions :
Qui gère les actifs ?
Où sont-ils conservés ?
Sont-ils séparés des actifs du prestataire ?
Quelles contreparties sont utilisées ?
Quel niveau de risque prend réellement le client ?
Le prestataire dispose-t-il des agréments correspondant exactement aux services qu’il fournit ?
Ce sont ces éléments qui permettent de distinguer une simple exposition aux crypto-actifs d’une solution pensée pour s’intégrer proprement dans une gestion de patrimoine.
Investir en crypto-actifs comporte un risque de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Questions fréquentes
Pourquoi la volatilité justifie-t-elle un horizon long ?
Les prix varient fortement à court terme ; un horizon long lisse cet effet. Alphacap retient 5 à 8 ans en gestion sous mandat.
Comment sécuriser des crypto-actifs ?
En recourant à un gérant aux mesures de conservation rigoureuses, plutôt qu'en conservant ses actifs en direct sur une plateforme, attention aussi à l'autodétention, plus technique qu'il n'y paraît.
Faut-il privilégier un acteur PSCA ?
Oui, les autres acteurs ne disposant pas de cet agrément européen sont interdits d'exercer dans l'Union européenne. Alphacap est agréée PSCA par l'AMF sous le n°A2026-021.
Quelle part de son patrimoine allouer aux crypto-actifs ?
Il n'existe pas de règle universelle. Les crypto-actifs restent une classe volatile, souvent envisagée comme une poche minoritaire d'une allocation diversifiée. Le bon niveau dépend des objectifs, de l'horizon et de la tolérance au risque de chaque client, à définir avec son conseiller, de façon générale, il est recommandé de ne pas dépasser quelques % de son patrimoine pour rendre la volatilité indolore.
La crypto est-elle compatible avec un profil prudent ?
Un profil prudent privilégie la stabilité, ce qui s'accorde mal avec une forte exposition aux crypto-actifs. Une exposition très limitée peut néanmoins se concevoir, à condition qu'elle reste marginale au regard du patrimoine global et que le client en accepte la volatilité. La prudence peut aussi s'entendre par l'angle de la diversification, c'est alors adapté de diversifier son patrimoine avec des crypto-actifs.